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Thibault Pellant





Né en 1990 à Quimperlé, vit et travaille à Quimper

> www.thibaultpellant.com

En résidence de novembre 2016 à janvier 2017.
Exposition du 4 février au 29 avril 2017.

Formation
2015 : DNSEP, option Art à l’EESAB site de Brest

Expositions collectives
2016 : Contentons-nous d’être brillants, avec Carole Cicciu
et sur une proposition de Claire Chassot et Benjamin Mouly, atelier G8, Cité Internationale des Arts, Paris.

2015 : Bonsoir, Galerie de l’EESAB site de Brest.

2015 : Mardi 26 mai 2015 , Studio fantôme, Brest.

2015 : Première Démarque, EESAB, site de Brest.

2015 : Mettre à jour, FRAC Bretagne, Rennes.

2015 : Téléportez-vous, Hall du Théâtre de Cornouaille, Quimper.

2014 : De l’exposition aux vides greniers en passant par les foires, ce n’est pas la vanité d’un rêve qui le fait évanouir, Galerie de l’EESAB, site de Brest.

L’agonie du Calamar
Exposition du 4 février au 29 avril 2017

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Baramine, 2017. Acier peint

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Robert Maitland, 2015. Vidéo 1’20
Deepwater Horizon, 2017. Acier peint, huile de vidange

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Casseron, 2017. Vidéo 15′

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Chipiron, 2017. Vidéo 15′

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Beauregard, 2017. Acier peint
Sémasiogrammes, 2017. Acier peint

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Les moribonds, 2017. Acier peint

Bricolo déjanté, Géo Trouvetou, matériologue fasciné, les qualificatifs ne manquent pas pour tenter de définir Thibault Pellant et son approche artistique. En petit chimiste amateur, son travail ambitionne de tout résoudre par une bidouille mécanique toujours nourrie par l’imaginaire de ce kid des années 1990, de Lynch à Wenders en passant par Ballard.

Dans une logique un brin loufoque, on le voit tantôt repasser sa chemise en roulant dessus avec sa voiture, procéder au lavage de ce même véhicule avec les embruns de l’océan en furie ou construire une dirty bomb dans la pure tradition esthétique de la sculpture minimale.

C’est sur la jetée du port de Brest qu’il trouve le point de départ de son exposition personnelle à Passerelle Centre d’art contemporain. Pêcheur du dimanche, il observe, fasciné, la mort des calamars dans son seau. Car au-delà d’être très goûteux une fois revenus au persil, ces céphalopodes marins ont la particularité de manifester leur agonie par une étrange crise pigmentaire. Dans une vaine complainte chromatique, toutes les spores de l’invertébré semblent clignoter à l’image de pixels organiques scintillants.
De cette observation résultent deux vidéos aussi envoûtantes que terribles que l’artiste propose à plat au sol comme deux bassins minimaux qui viennent socler l’espace. Loin de s’arrêter à une appréciation phénoménologique, Thibault Pellant environne la décadence de l’animal de ce qu’on pourrait voir comme la traduction picturale de la chose. Armé d’un arc à souder, il scarifie des plaques d’acier préalablement passées à la bombe pour bagnole. Une fois brulées les surfaces peintes, apparaissent d’innombrables aspérités comme autant de signes. Et les plaques de devenir d’étranges pierres de rosette qu’on imaginerait volontiers dans une poursuite contemporaine de Dune.

Vues de l’exposition L’agonie du calamar, Thibault Pellant, Passerelle, Centre d’Art contemporain, Brest, © Aurélien Mole, 2017



Chargées de mélancolie, spectatrices d’un monde en proie à sa disparition, tantôt traversées par un protagoniste esthète livré à des actes désespérés, les œuvres de Thibault Pellant cristallisent des angoisses liées à notre mode de vie contemporain.
Thibault Pellant a fait de la voiture le motif principal de ses dernières performances filmées. Ce n’est pas la DS des Mythologies de Barthes, mais un modèle récent de chez Volkswagen immatriculé dans le Finistère. Pour lui, le véhicule à moteur demeure l’emblème des désirs contradictoires de la société où elle est le principal indicateur social et marqueur de son époque. Objet d’adoration et outil de destruction, la voiture alimente, selon l’artiste, les fantasmes et les craintes dans un seul et même élan. Vecteur de souvenir, fétiche érotique, refuge de la tristesse solitaire, c’est une carcasse d’émotions.

Julie Portier, 
Extrait du catalogue d’exposition Mettre à jour


Un anagyre. La résurgence pathétique d’une flaque d’huile de vidange. La réflexion de l’archipel des Glénans dans le ciel par une chaude après midi d’été sur la côte sud du Finistère. L’agonie des cellules épidermiques d’un calamar fraichement pêché. La projection d’un corps dans un espace ou la gravité est rendue aléatoire.
Le paradoxe, qu’il soit intrinsèque aux situations ou crée de toutes pièces, sera le centre et le point de départ des propositions. A travers une série de déclinaisons, d’analogies et de glissements, l’exposition qui en découlera sera un inventaire de curiosités mises en exergue ou découvertes au cours des trois mois de la résidence.

Les peaux des seiches et calamars sont couvertes de milliers de chromatophores, cellules dont la taille et la couleur est variable suivant l’activité du cerveau, et leur permettant de changer de couleur brusquement. Lors de leur agonie, leur activité cérébrale donne lieu au déchainement chaotique de ces cellules, qui, doublé de la dilatation et rétractation de leur peau elle même, présente un système dont la logique est rendue opaque par sa complexité. La vivisection de ces phénomènes sera le point de départ d’expérimentations et propositions de systèmes ambigus, où la maitrise s’échappe au profit de l’expression des variables chaotiques.

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Vues d’atelier, 4 janvier 2017



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Vues d’atelier, 21 décembre 2016



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Vues d’atelier, 6 décembre 2016



Vues d’atelier, novembre 2016


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Le Télégramme, édition du 17 février 2017.

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Côté Brest, édition du 15 au 21 février 2017, article écrit par Pierre Gicquel.

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Ouest-France, 10 février 2017, article écrit par Dominique Cresson.