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Maxence Chevreau


Vit et travaille entre Paris et Douarnenez

Formation
2018, DNSEP, EESAB site de Quimper
2016, DNAP, EESAB site de Quimper

À venir
2019, Biennale de la Jeune Création, Mulhouse019, Mulhouse
2019, Ces conversations ont-elles des contours ?, en duo avec Margaux Janisset, Béton Caverne, Saint Erblon

Expositions Collectives
2019, Exposition Emergence, galerie Pictura, Rennes
2018, Demain c’est loin, exposition des diplomés EESAB Quimper / Derrière le fags, Kervel, commissariat : Alex Chevalier
2018, Villà, Villa Rohannec, Saint Brieuc
2018, Evidence Boards, Vitrine Italique EESAB Quimper
2017, Vitrines, Mediatheques des Ursulines, Quimper
2017, Projections de vidéos, écoles d’art grand ouest, Le Tarmac, Palais de Tokyo, Paris
2017, Not to be found but standing in the light of the moon, Jardin de la Retraite et appartement privé, Quimper
2017, Ton Coeur est un saphir de Pick-up, l’Amadou, Bruxelles
2016, La Toundra, La Capela, Paris

Résidences
2019, Résidence Les Chantiers, Passerelle centre d’art contemporain, Brest. En partenariat avec Documents d’Artistes Bretagne
2018, Résidence Canif, expérimentation céramique en milieu naturel , Pont-du-fossé (05)
2017, Résidence BOAT, Saint Malo, EESAB

> Télécharger le portfolio de Maxence Chevreau (pdf)

Lire un livre et penser à une sculpture, voir une image et penser à un film, isoler une case de bande dessinée, relever une anecdote, sont autant d’éléments que je saisis pour les faire se rencontrer. Par la sculpture, le dessin, le texte, les collections d’images, je capte des formes par focus, comme des détails. À l’image d’une forme en gigogne, une chose en amène une autre. Je construis des groupes de sculptures par série ou séquence, comme des digressions successives. Ainsi, des objets très dessinés côtoient des objets trouvés, des empreintes, des moulages dans une grande variété de matériaux. Ces groupes composent un langage  sur un mode musical avec ses variations, ses rythmes , ses propres niveaux d’incertitude, ses redondances, ses accents. La mise en relation d’éléments disparates me permet de mettre en dialogue des univers aussi variés que ceux du cartoon, de l’archéologie, du domestique, de l’histoire de l’art ou du design, pour devenir sensible à la structure qui les relie. Les sculptures se prolongent entre elles et évoquent la possibilité d’une lecture dans un langue inconnue, une écriture qui fonctionne par rebond et fuites successives. L’installation devient le moment où les histoires se recomposent, comme après un étourdissement.

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ETRKDM Landscaped trees and green fields of Chatsworth Park, Derbyshire, UK.

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1 à 3 – Animation background, Tom & Jerry and the Goldfish, 1951
4 – Objet parlant, Musée du Louvre Paris, entre  IXe et Ier siècle av. J.-C.
5 – The yellow Kid, Richard F. Outcault, 1895
6 – Saint Anne and Angel (detail), Bernhard Strigel, 1506-1507
7 – illustration issue du Codex de Florence, Histoire générale des choses de la Nouvelle Espagne, Bernardino de Sahagún entre 1558 et 1577
8 – First aid and rescue drawings. The book of Camping, 1917
9 – Augustin Danyzy, Expériences sur la poussée et la ruine des voutes réalisées pour l’Académie de Montpellier, 1739
10 – cabinet en marqueterie de paille à motif d’éventail, vers 1925, Jean-Michel Frank
11 – Park à Chatsworth, Derbyshire, Capability Brown
12 – Elain Lustig Cohen devant sa collection de peignes
13 – détail de La tapisserie de l’apocalypse, vers 1375, château d’Angers
14 – Carstian Luyckx, Opulent Still-Life with Silver and Gilt Metal Objects, Nautilus Shell, Porcelain, Food and Other Motifs on a Draped Table, vers 1650
15 – plantes topiaires
16 – tree house, Jens Hauge
17 – gui
18 – linotte mélodieuse

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Vues du montage de l’exposition, 22 mai 2019


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Vues du montage de l’exposition, 15 mai 2019


Réalisation d’une corde, vidéo filmée en avril 2019


Vues d’atelier avril 2019

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Vues d’atelier avril 2019

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Images issues du fonds iconographique Maciet

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Recherches de combinaison de couleurs

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Dans la langue de Molière, le titre pour le moins énigmatique donnerait quelque chose comme « compresser avec complicité ». Si certaines pièces procèdent effectivement de la compression, on se demande bien en quoi elles devraient titrer l’ensemble. Quant à la complicité, elle réside certainement dans une invitation généreuse à la flânerie.

Le jeune artiste revendique une pratique ancrée dans des logiques narratives dont ses formes et scénographies participent de l’écriture. L’exposition se compose de trois groupes d’œuvres comme autant de personnages archétypaux d’une commedia dell’arte d’un genre nouveau. On y trouve ainsi des moulages d’éléments naturels ou d’objets glanés au gré de ses pérégrinations, des totems aux formes doucement dessinées dont l’échelle humaine vient contrarier la mesure des premières, et des toiles de fond abstraites qui ne sont pas sans rappeler les backgrounds colorées des cartoons animés (d’ailleurs le titre est celui d’un épisode de Bip Bip et le Coyote de 1953). On verrait également volontiers dans la proposition une histoire de l’abstraction un peu empressée… ou compressée en trois étapes : un transfert direct d’une réalité observée, une exagération – voire une dissolution – de la forme dans le trait et une abstraction assumée dans le champ de couleur. Enfin, à cela près qu’une corde esseulée vient apporter un bémol un brin lascif à ce ballet ordonné. Sa composition chromatique ressemble à un code génétique qui se pourrait bien être l’ADN de l’exposition toute entière. En effet, Zipping along propose de sentir, d’éprouver des rythmiques séquencées comme des onomatopées en toute complicité.

Au mur : Sans titre, 2019
Sculptures murales, silivone, colorant, corde, dimensions variables.

au sol : Sans titre, 2019
Polystyrène expansé, enduit de lissage
136x183x8 cm // 160x187x8 cm // 11x167x8 cm

Peintures : Sans titre, 2019
Voile de forçage, peinture acrylique, fil, câble, tasseaux
300×315 cm // 300×315 cm // 315 x 1000 cm

Photo : © Aurélien Mole.