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Edouard Le Boulc’h



    Né le 20 août 1992. Vit et travaille à Lamballe.
    En résidence de novembre 2017 à janvier 2018.

    Formations
    2016 : – DNSEP option Art à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Nantes (ESBANM)
    – Master pro management de la Culture ESBANM & (ESTHUA) – Nantes, Angers

    Expositions

    2017 Green Field Connexion W/ Citizen+, Trempolino, Nantes FR

    2016 : « Les poids des choses – Entre persistance et retour (vers soi) » : Galerie de l’ESABNM, dans le cadre de la Digital Week, Nantes

    2015 : Projection internationale, ESBANM, Galerie des réalisateurs, Nantes
    Croisement numérique #10, Chapelle des Franciscains, Saint-Nazaire
    Archiculture Archiculture 2015, Galerie Loire, Nantes

    2014 : Capsule #1, Lamballe
    Unkraut, ModernArt Café, Lyon

    Résidence
    2017 : Résidence d’artiste de deux mois à Trampolino avec Collectif R, Nantes


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Flight Case volumes, 2017
Bois, opalisé, gélatine, acier, plastique, écran, verre brisé, cartouche

Le projet Fligh case revisite le design des outils de stockage de régie éponyme. Resculpté dans la masse, l’objet est une composition chromatique et lumineuse qui permet d’exhiber matériaux, liquides et petits objets. Envisagées comme des fenêtre diorama, les ouvertures géométriques présentent entre autres de la gélatine alimentaire séchée, des capsules de gaz (siffon), du verre brisé, des types d’objets issu de la récupération pour la plupart. Les matériaux varient selon le lieu et le contexte. Lors de ma résidence à Trempolino, le contexte musicale du lieu et l’espace d’accrochage de la flight case a inspiré une vidéo de rush de danse en club, foule et effet de lumière, visible à travers un écran de gélatine verte.

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Le poids des choses
COFFIN 808, 2016
Volumes, vidéos, bois, plexiglass, aérosol, gélatine, plastique, chenillard, arduino, 1,80 x 0,40 x 0,40m, 1:38 min

https://vimeo.com/181417061

Coffin 808 est un objet autonome alimenté par des piles, il est facilement transportable pour d’éventuelles scénographies..
Une sortie TRS est disponible et permet l’extension sonore de l’objet vers une source d’amplification. L’animation lumineuse programmé au coeur du cercueil est un hommage au séquenceur de la boite à rythme TR-808 de la marque japonaise Roland : objet mythique des années 80. Le séquenceur représente ici une quantité abstraite d’une entité non-répertorié. Programmé via Arduino, le mécanisme commande un système de LED relié en chenillard pour favoriser l’inertie du déplacement. La vitesse est malléable, tout comme l’objet qui au fil du temps, connait des modifications physiques et conceptuelles


Diplômé de l’école supérieure des beaux-arts de Nantes en 2016, Edouard Le Boulc’h est un artiste plasticien et producteur de musiques électroniques. À travers la combinaison de ses deux passions, l’artiste est dans une démarche d’interrogation face à l’environnement qui l’entoure et c’est dans ce cadre que ses installations s’inscrivent. La modulation est ici un dispositif qui repose sur les objets, le son et les images. À travers le choix de cette combinaison particulière et non exhaustive, l’artiste apporte une réflexion sur l’évolution de la relation que les hommes entretiennent avec les machines, l’espace et le temps. Pour bien saisir la pensée sous-jacente de cette configuration particulière, Édouard nous invite à s’interroger sur deux
manières de vivre nos pratiques technologiques. Si dans un premier temps, le monde des hommes et des machines était rythmé par une appropriation permettant aux individus de cerner la dimension totale d’un objet, l’artiste, démontre à travers sa réflexion, le développement d’une nouvelle ère : celle de l’application. Sensible à l’histoire de l’automatisation, du développement de la musique électronique et des préoccupations anticipatives, le travail d’édouard s’inscrit dans une perspective historique visant à rétablir « les modes de perception liés à la finitude de l’objet technique, des formes d’application de celui-ci et d’un rapport symbolique se rapportant à une forme actualisé du rituel ». Sensible aux objets fédérateurs, le plasticien pousse son spectateur à s’interroger sur son expérience au monde des objets, du son et de l’image.

Les modulations qu’entreprend édouard à travers ses dispositifs, ont pour but de créer cet espace d’innovation dormant dans les laboratoires de recherche, mais qui par la transcendance et la tentative de l’homme à se surpasser peuvent aboutir à redonner une coloration plus visible à cette boite en sommeil. À travers cette dichotomie appropriation/application, l’artiste esquisse en filigrane cette perte de connaissance sur les objets qui nous entourent et pousse son spectateur à saisir comment le temps est accéleré face à cette logique d’application. Pour saisir la direction du plasticien, il faut tenter de comprendre comment l’appropriation se rapporte au déroulement, c’est à dire à une manière de détailler l’objet, d’en comprendre son mécanisme et infine, d’en saisir sa temporalité. Par ailleurs l’ère de l’application est quant à elle synonyme d’évènement et reflète l’usage actuel des objets et donc d’un rapport au temps plus rapide et donc incapable de pouvoir rendre intelligible par l’individu le mécanisme des objets qu’il utilise.

Adrien Charrier