couverture

Alisson Schmitt


Formation
2017-2018 : Programme de recherche post-diplôme Offshore « Création et mondialisation« , Shanghai Institute of Visual Art, Shanghai, Chine

2016 : Obtention du DNAP et DNSEP, félicitations du jury, École Européenne Supérieure d’Art de Bretagne – site de Rennes

2010-2011 : Classe préparatoire des Beaux-Arts de Sète, France

Résidences
2018 : Résidence Les Chantiers, Passerelle centre d’art contemporain, Brest. En partenariat avec Documents d’Artistes Bretagne

2016 : B.O.A.T, à bord du Grand Largue, Douarnenez

Expositions collectives
2018 : Offshore.org, exposition collective au CAC l’abbaye Saint-André, Meymac
Hors Situ 8, chapelle du Quartier Haut, Sète
Temps libre, galerie Vanessa Quang, Paris
Katapeltes, maison internationale de Rennes, Rennes, commissariat collectif Uklukk
Videohouse 3 , festival vidéo itinérant, Biquini Wax EPS-Mexico City, Deslaves-Tijuana, Human Ressources, Los Angeles
/ˌmɪsɪˈsɪpiːz /, galerie du Crous, commissariat Alexandre Barré, Paris

2017 : 327 pas de l’une à l’autre, église Toussaint, Rennes, commissariat : Fanny Gicquel et Vincent-Michaël Vallet

2016 : Hunky Dory, Musée des Beaux-Arts, Rennes
Material Reality , galerie Vanessa Quang, Paris

2015 : Un continent chronophage, jardin, Le Praticable, Rennes
I.R.L, EESAB, Rennes

2014 : Riposte #9, Do you speak malentendu, commissariat association Urticaes, Rennes

Performances
2018 : Une courte lecture, Live House Cement Park, SowerArt Space, Shanghai
Ending Credits , avec Pauline Lecerf et Louise Mutrel, Babel Lelab Festival, Hangzhou

2017 : Tenue de soirée, hôtel Pasteur, Rennes
Tenue de travail#5, Evergreen Mansion, Shanghai

2016 : Tenue de travail#2#3#4, Musée des Beaux-Arts, Rennes

Expériences
2017 : Intervenante dans le cadre d’un Workshop réunissant étudiants français de divers écoles d’art en France
et étudiants chinois de University of Visual Arts of Shanghai, Yuyuan Art space, Shanghai
Intervenante dans le cadre du workshop « Développez, s’il vous plait !« , classe préparatoire de l’école d’art Montcotton, Bagnol-sur-Cèze

2012 à 2016 : Monitrice du studio photo, EESAB – Site de Rennes

2015 : Invitée par Christelle Familiari à réaliser avec Zoé Maltot des visuels promotionnels de la marque ParisRennes, Rennes
Assistante de Natacha Lesueur, Paris
Assistante de Florence Paradeis, Paris

2014 : Résidence Slow Media, échange avec des étudiants de Manchester, Landevennec
Intervenante dans le cadre du Workshop Photographie en studio, classe préparatoire de l’école d’art Montcotton, Bagnol-sur-Cèze
Formation technique chambre photographique et moyen format, Rennes
Formation technique numérisation de film argentique, Rennes


Au cinéma, il y a tout un langage qui permet de décrire la manière dont la voix ou le texte se superposent à l’image. Ce sont précisément ces termes de doublage, de voix-off ou de sous-titre qui viennent à l’esprit lorsqu’il s’agit d’évoquer le travail d’Alisson Schmitt. On pourrait en effet dire qu’elle a doublé des expositions avec ses mains, couvrant son tee-shirt de fond de teint à mesure qu’elle évoquait les œuvres autour d’elle; qu’elle a été la voix-off d’un accrochage d’exposition, dictant ses règles hors-champ, ou encore qu’elle sous-titre ses vidéos comme elle parle, pour mieux les commenter ou dériver d’une histoire à une autre. Au sein des performances, vidéos ou installations de l’artiste, ces procédés ne cherchent pas à appuyer le sens de l’image ou à la rendre compréhensible ; ils s’amusent plutôt du décalage induit entre ce qui est dit et ce que l’on voit.
Parce qu’ils viennent s’ajouter sur l’image ou se placer en dessous, le doublage ou le sous-titrage instillent au cœur de sa pratique la question de la surface et des couches de représentation. En utilisant de manière récurrente le maquillage, Alisson Schmitt a joué sur la question de la stratification, de la transformation des apparences. Mais au-delà du règne cosmétique, il s’agit pour elle d’embrasser des images, qui, souvent issues de la culture populaire, ont été démultipliées, banalisées et dévitalisées, à l’instar d’un dessin inscrit derrière une bouteille de shampoing, ou d’une sculpture de l’Acropole d’Athènes reproduite à l’infini. Ajouter une couche de fard ou de narration est chez l’artiste une action de soin qui ne concourt pas tant au recouvrement de l’image qu’au dévoilement des fictions qui peuvent s’y lover.

Elsa Vettier, 2018